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Le bâton ou le cône ?

Histoire de l’encens

Les premiers encens ont été utilisés sous forme d’herbes, il y a près de 6000 ans déjà ! On a aussi trouvé des traces d’encens chez les Grecs, les Romains, les Égyptiens et dans la médecine ayurvédique. La Reine de Sabah, elle-même, l’avait fait découvrir au Roi Salomon…

Depuis l’Antiquité, il y a eu une seule matière qui a porté véritablement le nom d’encens, c’est l’Oliban, résine produite par les arbres de la famille des Boswellia. On ne trouve ces arbres que dans quelques régions du Soudan, de l’Éthiopie, du Yémen et de la Somalie.

L’Oliban se divisait alors en deux produits : le blanc (le meilleur) était récolté en automne ; le roux était récolté au printemps. Il y a aussi le noir, qui était utilisé comme parfum.

Sa rareté était telle qu’il se vendait plus cher que l’or !!! En général, plus son odeur est forte, plus il contient d’huiles essentielles. Les Bédouins l’utilisaient également pour soigner leurs bêtes ou même pour s’éclairer en allumant une boule qui brûlait toute la nuit.

Au 2ème millénaire avant notre ère naquît la Route de l’encens qui relia l’Égypte au Yémen et à l’Inde. La Route de l’encens fît la fortune de nombre de pays de la péninsule arabique et au-delà.

Son commerce continua jusque vers le VIIème siècle, se propageant jusqu’au Japon et chez les Indiens d’Amérique. À partir du XVème siècle, l’Empire Ottoman contrôlait l’intégralité de la production et du commerce de l’Oliban.

Chez nous, son usage a peu à peu disparu dans les années 50, au profit des …médicaments chimiques ! Il a fallu attendre les années 2000 pour le voir réapparaître, et surtout via internet !

Aujourd’hui, en Allemagne par exemple, même s’il n’est pas homologué, il est considéré comme un complément alimentaire. Il faut dire que vendu dans cette catégorie, l’encens n’a pas besoin d’autorisations. Mais faute de contrôle par les autorités publiques, nous ignorons tout de ses qualités pharmaceutiques…

Toxique ou pas toxique ?

Il y a une dizaine d’années, un magazine français de santé publique a jeté un pavé dans la marre en accusant l’encens de contenir du formaldéhyde et du benzène. Le magazine a présenté ses excuses et une mise au point peu de temps après, mais le mal était fait.

La plupart des médias ont relayé l’information sans aucun contrôle, mêlant tous les types d’encens dans le même panier.

S’il est vrai que l’encens a été manipulé (comme beaucoup de produits qui rapportent), les grandes surfaces et marchés publiques ont largement contribué à son discrédit par des ventes « en vrac » et sans aucuns contrôles !

Ainsi, le bois des bâtons d’encens est fabriqué avec des parties chimiques et les grains de résines sont coupés avec du plastique ou des déchets de bois permettant ainsi à la production de baisser ses coûts afin de proposer des produits à prix « défiant toute concurrence ».

Outre le formaldéhyde et le benzène que peut contenir le bâton d’encens, il est parfois trempé dans des parfums de synthèse et autres substances à combustion lente. Quand on le brûle, son odeur ressemble à celle des désodorisants chimiques utilisés pour la maison : ou cela pique la gorge, ou cela a un fort concentré de parfum que l’on ne trouve… nulle part dans la nature !

Vous viendrait-il à l’idée de vous calfeutrer dans une petite pièce avec ces fumées, pendant minimum trois heures, et sans air frais ? C’est pourtant ce qu’ont fait des chercheurs américains pour tester les deux types d’encens les plus utilisés dans les Émirats Arabes Unis et déclarer, au final, que l’encens libère des particules polluantes telles que le monoxyde de carbone, le dioxyde de souffre ou encore les oxydes d’azote.

Il faut savoir que toute combustion dégage dans l’air des particules nocives pour la santé appelées hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : celle d’une allumette, d’un barbecue, d’une cheminée, d’une bougie parfumée, d’une huile essentielle, d’un papier d’Arménie… Cela n’empêche personne de les utiliser au quotidien.

Que faire ?

Il y a encore des entreprises qui font attention à leurs produits, comme The Vedic Company, Encens du Monde, Manjushiri, Nippon Kodo, Hem Corporation ou Auroville. Si vous êtes tentés par d’autres marques, essayez les encens japonais, tibétains ou ayurvédiques qui ne sont pas roulés sur du bois.

Même si les produits vous semblent attractifs, évitez de les acheter en grande surface, dans les magasins de bricolage, ou sur le marché. Et certainement jamais en vrac !

Chez Hem, par exemple, les encens sont fabriqués à la main. Plus de 140 variétés d’encens sont rudement testés avant d’être envoyés dans plus de 70 pays. Hem a investi dans les meilleures unités de contrôle de la qualité afin de fournir des produits de qualité supérieure et de garantir ainsi qu’ils ne contiennent pas de benzène ou toluène.

Les encens qu’ils fabriquent sont roulés sur des tiges de bambou. Les cônes sont fabriqués à partir d’huiles essentielles qui donnent un effet apaisant et calmant et d’autres sont fabriqués à partir de poudres de bois aromatiques. La résine est faite de sève de fleurs aromatiques et d’arbustes. Pour cette entreprise, la méthode de création reste sacrée.

Le bon sens

Que votre choix se porte sur de l’encens, en bâton, en cône, en résine, en grains ou en poudre, le bon sens voudrait que vous les utilisiez dans des locaux convenablement ventilés. Éloignez-les aussi des enfants en bas âge, des oiseaux en cage et des aquariums.

Parmi les encens, qu’ils soient sous une forme ou une autre, il en est qui sont très odorants, d’autres sont plus discrets. Certains de ces encens vont dans toutes les catégories. Ce sont des classiques comme la Sauge blanche, le Nag Champa, le Palo santo. J’utilise ces trois derniers quotidiennement, en méditation, dans mes stages ou entre deux consultations privées.

Et lorsque je veux une douce fragrance, le soir à la maison, ou pendant une lecture, j’utilise White Musk ou Precious Chandan. L’hiver, ou lorsqu’on est enrhumés, c’est Amber qui aide à lutter contre les microbes.

Les encens sur bâtons, ou pas, ont un côté pratique mais ils sont fragiles et encombrants de par leur taille. Les boîtes de cônes sont plus solides, faciles à mettre dans un sac ou à ranger dans un tiroir. L’un comme l’autre se consument pendant environ 30 min.

Les grains nécessitent de chauffer une pastille de charbon de bois. La fumée est, de ce fait, beaucoup plus forte et tenace. Bien plus que les autres encens, il est impératif d’aérer la pièce où on les fait brûler!

Voici quelques idées d’encens que vous pouvez utiliser pour :

– purifier l’habitat : Santal, Myrrhe, Acacia, Sauge blanche… et papier d’Arménie ;
– aider à dormir : Bois d’Agar, Cannelle, Lavande, Tilleul ;
– méditer : Cèdre, Santal, Oliban, Myrrhe, Palo Santo ;
– apaiser : Oliban, Storax, Cannelle, Benjoin ;
– déménager/emménager : feuilles de Sauge blanche.

☆☆☆☆ Sur la toute nouvelle Boutique de 17h17, je propose une gamme d’encens en cônes de la marque Hem. Je n’ai pas le stock d’un magasin de ville mais j’essaie de dénicher des articles intéressants, du point de vue qualité-prix. Et à chaque arrivage, je propose également des nouveautés comme des coussins de méditation carrés, des brûleurs ou des bijoux celtiques. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour être averti des arrivages !

Bri

Autodidacte depuis toujours, je n'ai eu de cesse de me passionner pour le marketing, la communication, l’informatique et le Community management. Et puis un jour j'ai compris que j'avais sauté l’étape ÊTRE.
Aujourd'hui, j'enseigne le calme intérieur et la façon d'appuyer sur le bouton pause.

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